Histoire Narcissique by Me en attendant la fin de la rénovation
L'image de soi
24 Juin 2006 7:00, Dans l'une des chambres de la Résidence des Dumas.
''Hier, en début de soirée, une discothèque a pris feu, faisant cinq morts et une vingtaine de blessés. Les causes de l'incendie n'ont pas encore été trouvées mais une enquête à été ouv...''
Je frappe la boîte sonore a côté de moi. Maudit réveil. Je ne l'ai encore jamais entendu annoncer une bonne nouvelle. Je me lève, fatiguée de ma dernière nuit agitée, et me passe une main dans les cheveux. Je m'habille en vitesse avec les habits que j'ai présélectionnés la veille, puis, quitte ma chambre pour la salle de bain, laissant la pièce dans la faible lumière de l'aube. Une fois dans la salle d'eau, je regarde ce visage dans la glace. Il a mauvaise mine avec ses débris de maquillage mal nettoyés le soir d'avant. Je passe un nuage de coton imbibé de lait démaquillant et voilà qu'il souffle le brouillard du matin qui m'avait voilé les yeux. Je regarde cette fois-ci mon visage dans le miroir et je me dis que je suis belle. En effet, mes cheveux retombent très naturellement sur mes épaules et mes yeux sont d'un vert particulièrement printanier ce matin. Ma peau est comme à son habitude, aussi lisse que celle des photos de mannequins qui défilent avec la collection automne-hiver de cette année. Je trace un trait d'eye-liner sur mes paupières en même temps que je trace un trait que sur la mauvaise nuit que je viens de passer. Je finis ma toilette et après un bol de céréales, je me rends à l'école.
Dans le bus commence, comme toutes mes journées, les compliments du matin. Alors que je viens à peine de m'assoir à coté de ma fidèle Mélanie, meilleure amie en titre, une fille de première me dit en passant à côté moi qu'elle adore ma jupe. Evidemment, elle est nouvelle. Je la remercie avec un sourire forcé. Pendant le trajet, Mélanie me détaille l'une des robes Gucci qu'elle vient de se faire offrir par son père pour la soirée de demain soir.
Subitement, le chauffeur freine sec. On peut l'entendre envoyer des jurons à une Mercedes noire décapotée qui vient de lui couper la route. En plus d'arrêter le bus, ça a permis de faire arrêter de parler Mél. Je me permets d'écouter la conversation des deux filles assisses derrière moi pendant cette pause. Elles parlent de quelqu'un qui aurait beaucoup changé et je cite, qui est passé du laid petit crapaud au grand et beau prince charmant. Encore deux gamines qui croient aux contes de fées. Pitoyable. Je remets mon attention sur Mélanie qui s'était remise à parler...Nous arrivons à l'école.
24 Juin 2006 7:55, Lycée Ste-Catherine.
En sortant du bus, notre petit groupe mixte, constitué d'une dizaine d'étudiants les plus populaires de notre école, vient à notre rencontre et une fois n'est pas coutume, je reçois de nouveaux compliments sur ma jupe. J'affiche un large sourire et d'un pas assuré, je me dirige vers le lycée suivi de mes amis et de ma paire de talon claquant sur le sol en béton.
Les cours sont, comme à leur habitude, d'un ennui profond. J'attends impatiemment la pause et quand arrive enfin la sonnerie, c'est avec soulagement que je quitte la salle de classe. Je commence à descendre les trois escaliers qui me séparent de la sortie avec son air frais et enfumé. Mais avant d'atteindre la dernière marche, je me fais bousculer par un professeur apparemment stressé. Au lieu de finir ma descente la tête la première, je tombe dans deux bras chauds. Je me redresse un peu sonnée et je remets de l'ordre dans mon esprit et dans mes cheveux avant de poser mes yeux sur lui. Il me faut cinq secondes supplémentaires pour me remettre de l'inconnu. Mais qui est-ce ? On se regarde pendant une dizaine de secondes avant qu'il me demande d'une voix grave mais à la fois douce, si tout allait bien. Le ton de ses paroles aurait pu faire fondre un bonhomme de neige. Mes joues brûlent. J'acquiesce et bafouille un faible merci avant de continuer ma descente, sur mes deux pieds cette fois-ci. Ma respiration est anormalement vite mais je ne le remarque pas. Je passe la fin de la pause devant le miroir des toilettes à camoufler le rouge de mes joues...
Les cours reprennent et Mélanie me demande, par l'intermédiaire d'un bout de papier déchiré, ce que j'avais fait à la récré. Je lui réponds simplement : ''J'étais au toilette.'' Elle pose ses yeux remplis d'une expression soupçonneuse sur moi avant de les reposer sur le prof d'anglais. J'essaie de faire pareil mais mes pensées ne suivent pas. Elles n'étaient pas avec moi, je dirais plutôt qu'elles étaient avec lui...
24 Juin 2006 16:10, Résidence des Dumas.
Une fois rentrée à la maison, impossible de faire mes leçons. Alors je me prépare un bol de céréales. Je me concentre sur le bruit de mes mâchements. Ma tête est tellement remplie de pensées incohérentes qu'elle en est vide. Jusqu'à ce que quelqu'un appuie sur la sonnette...
Une sonnerie. Une voix qui crie : ''j'y vais !''. Des pas rapides et bruyants. L'escalier qui grince. Mon cerveau fonctionne au ralentit, jusqu'à ce que j'entende une voix grave mais à la fois douce saluer mon frère... J'arrête de mâcher. Mes muscles se crispent et un frisson me parcours l'échine dorsale. Je connais cette voix. Pire encore, je l'ai entendu toute l'après-midi dans ma tête. J'avale avec difficulté le contenu de ma bouche et tends l'oreille. Ma tête pivote pour tenter de l'apercevoir bien que je sache qu'il y a un mur entre l'entrée de la maison et la cuisine. Je ne bouge plus. Je suis immobile. Les voix s'éloignent et finissent par disparaître. Je me lève dans un sursaut, pose mon bol en vitesse dans l'évier, vais dans ma chambre au pas de course et ferme ma porte à double tour. Il est là. Mais que fait-il dans ma maison ? Je prends le petit miroir sur mon bureau et regarde la tête que j'ai. Le maquillage est toujours en état, mes cheveux retombent toujours aussi naturellement sur mes épaules et ma peau est toujours aussi lisse. Cela aurait dû me rassurer mais non, il y a quelque chose en moi qui a changé ; mon expression. Ce n'est pas une dame sûre d'elle qui se contemple mais une fillette déboussolée et perdue. Ce n'est peut-être pas lui. C'est peut-être juste quelqu'un qui a la même voix. J'essaie de me calmer en prenant une grande respiration. Ca aurait sûrement marché si on n'avait pas frappé à ma porte à ce moment précis. Mon c½ur qui battait déjà drôlement vite fit un rater.
Mon frère me demande, porte encore fermée, si je pouvais lui prêter mon Tipp-ex. Je réponds oui d'une voix moins assurée qu'elle n'aurait dû l'être. J'ouvre ma porte avec appréhension mais aussi avec plein d'espoir et regarde qui si trouvait derrière. Il n'y avait que mon frère. Un peu déçue, je me rends à la cuisine où j'avais laissé mon sac pour prendre l'objet de sa demande. Seulement à la cuisine, il y avait l'objet de ma demande à moi. De surprise, j'interromps mon parcours. Je le regarde et ça le gêne. Il me salue au bout de quelques secondes et je fais pareil. Je reprends mes esprits et le remercie pour ce matin. Je prends mon Tipp-ex dans mon sac et le lui tend. Mon frère nous avait rejoints. Ne voyant plus très bien ce que j'avais à faire là, je le regarde une dernière fois et retourne dans ma chambre. Les deux garçons me lancent un merci une fois que je leur ai tourné le dos. Une fois de plus mon cerveau fonctionne lentement, tellement il est assaini de questions et d'informations de tous genres. Je me couche sur mon lit et sans m'en rendre compte, je sombre dans les bras de Morphée.
24 Juin 2006 18:35
A mon réveil, mon Tipp-ex est sur ma table de chevet et le bel étranger est déjà parti depuis une bonne demi-heure. Je sors de mon lit avec un horrible mal de tête et me rends à la cuisine pour aider ma maman à préparer le souper. Je pose les questions que j'ai dans la tête sur mon inconnu et elle me répond aussi vite que je les lui ai posées. C'est ça qui est bien avec elle, elle est toujours informée sur tout. J'apprends que mon inconnu a un nom. Il s'appelle Yann. Il est en dernière année de Lycée et collabore avec mon frère pour un exposé d'allemand. D'où l'utilité de mon Tipp-ex ; ils travaillaient. Je suis contente d'en savoir déjà un peu plus sur lui et je retrouve ma confiance en moi. Ce gars me plaît, c'est évident, et je ferai tous pour l'avoir. Mes idées redeviennent claires et mon cerveau recommence à marcher à vitesse normale. Je prétexte d'aller aux toilettes pour aller me regarder dans la glace. J'étais derechef la même. Contente de moi, je vais mettre la table avec le sourire aux lèvres.
25 Juin 2006 7:00
''Hier en fin d'après-midi, un Boeing 740 de la célèbre compagnie American Airlines à explosé alors qu'il s'apprêtait à décollé pour Los Angeles. On déplore cent-vingt-sept morts et une cinquantaine de blessé gra...''
Ma main frappe mon réveil. Quoi de mieux le matin que de vous lever en vous disant qu'une centaine de pauvres innocents sont morts la veille? Il va vraiment falloir que je m'achète un réveil-CD. Grognement. Je me lève et me prépare avant de filer au Lycée, impatiente de le revoir. Dans le bus, Mélanie me parle de la fête de ce soir. Elle envisage de passer la soirée avec Noé, son prétendant du moment. Deux filles passent à coté de nous à ce moment là et me complimente sur ma tenue du jour. Je les remercie gentiment et me retourne vers Mélanie pour lui demander si elle connait un certain Yann. Une fille de la rangée parallèle à la mienne s'oriente vers moi avec une expression pas très amicale. C'était une des deux gamines de hier avec leur prince charmant. Je lui fais mon plus beau sourire et elle me dit que elle, elle le connaît. Elle me le dit avec fierté, comme si elle connaissait quelqu'un que moi je ne connaissais pas. Je fais comme si je n'avais rien entendu et annonce à mon amie qu'en faite. il est venu hier chez moi et j'aurais aimé me rapprocher de lui. Suite à cette déclaration, je me mets à rire aux éclats et Mél se joint à moi. La jeune première écarquille les yeux et prend un air éc½uré. Apparemment, la pauvre avait des vus sur lui. Même si c'étais un nouveau beau comme on peut le comparer à un nouveau riche, il était à moi. Pas de chance pour elle, il me plaît aussi et personne ne me résiste. Personne. Je sors une glace de mon sac pour vérifier que tout est toujours parfait chez moi. C'est le cas et je sors, sourire malicieux aux lèvres accompagné de celui de Mél. Je lui fais un clin d'½il et nous rejoignons le groupe qui nous attend.
25 Juin 2006 8:00, Lycée Ste-Catherine.
La première sonnerie vient de retentir et je le cherche des yeux mais je ne le vois pas. Mon sourire disparaît une seconde et revient à la charge car on vient de me faire de nouveaux compliments sur mon plastique et ma nouvelle tenue. Je le verrai à la récré.
Les cours passent encore plus lentement que d'habitude. L'impatience me ronge et Mélanie le remarque. J'essaie de paraître détendu mais je n'y arrive pas. Encore cinq minutes. La prof de français nous donne les devoirs pour la semaine prochaine. Deux minutes. Elle nous informe que nous auront congé la semaine prochaine car elle sera absente. Trente secondes. Mes affaires sont déjà rangées quand le moment de la délivrance sonne. C'est tout juste si je ne cours pas et Mélanie me suis du mieux qu'elle peut. Nous allons nous poster à l'entrée, histoire de voir tous ceux qui sortiront. Et puis je le vois... Il est appuyé contre le distributeur et il me regarde. Je souris puis détourne mon regard de gène. Mon amie me regarde bizarrement. Je la regarde puis le regarde et elle suit mon regard. Cette fois c'est lui qui détourne les yeux de gène. J'en profite pour le dévisager à mon tour et quand il me regarde derechef je détourne la tête. Et nous jouons à ce jeu presque toute la pause jusqu'à ce que Mélanie me demande mon attention. Mais quand je redirige mes yeux dans sa direction il n'est plus là. Je le cherche des yeux encore et encore mais je ne le trouve pas. La sonnerie annonce la fin de la récré.
Les cours passent bien plus vite en deuxième moitié de journée car je suis plongée dans mes rêveries et je ne vois pas le temps passer. A la sortie des cours, je le cherche sur le parking mais il n'y est pas. Le chauffeur de la famille de Mél vient nous prendre pour que nous ayons plus de temps pour nous préparer car ce soir, nous sortons. Voilà qui allait me permettre de m'amuser un peu...
25 Juin 2006 15:58, Résidence des Delacours.
Quand nous arrivons, Madame Delacours nous a déjà préparé le goûté. Nous le mangeons rapidement puis filons dans la chambre de mon amie pour un HCM : Habillage, Coiffage, Maquillage. Elle me sort sa robe Gucci dont elle m'avait parlé et je la complimente comme elle l'attendait. Elle me sort aussi la robe et les chaussures à talon que j'avais achetées chez Zana et déjà stockées chez elle en prévision. Elles me mettaient en valeur autant par leur forme que par leur prix. Après l'habillage, on se concentre sur nos coiffures. J'opte pour des boucles qui font bien sûr, très naturel chez moi, tandis qui Mél opte pour un faux carré. Pour le maquillage, un style mi-doré, mi-smoky va de soi pour toutes les deux. Et enfin, la touche finale, les parures. Madame Delacours possède une impressionnante collection de bijoux qu'elle prête à sa fille et ses amies les plus proches. Alors que je me contemple dans la glace, Mélanie accroche à mon cou vingt-quatre diamants et saphirs rattachés en collier et glisse dans ma main les boucles d'oreilles assorties. Pour elle, elle s'était déjà vêtue d'un collier en or taillé mimosa. Nous sommes splendides. Nous rions toutes les deux en pensant au nombre de têtes que l'on va faire tourner ce soir. Quand son père nous voit, il insiste entre deux compliments pour nous prendre en photo et nous posons comme des mannequins. C'est l'heure. Il autorise sa fille à prendre son Aston martin pour que la voiture aille avec les passagères et nous lui sautons dans les bras. Ce soir, ça sera notre soirée. J'en avais presque oublié Yann.
25 Juin 2006 22:00, Place de l'étoile.
Mélanie ne sait vraiment pas conduire. Elle avait manqué à deux reprises de faire un accident mais n'en avait, heureusement, pas fait. Malgré tout, notre entrée a quand même fait sensation. Quand nous arrivons devant la place, un voiturier vient prendre l'Aston martin pour la mettre au garage. La place est vraiment très prisée. Noé vient à notre rencontre. D'après lui, nous sommes magnifiques. Je voulais bien le croire, nous nous étions surpassées. Il nous présente les deux videurs de la boîte pour une prochaine fois et eux aussi nous disent que nous sommes magnifiques. Décidément, ça devait être vrai. Il nous explique que ses parents sont les propriétaires de la discothèque. Mélanie sourit. Son futur petit ami était aussi riche qu'elle. Ils iraient très bien ensemble. Noé nous conduit ensuite au carré V.I.P où nous retrouvons tous notre groupe habituel.
Un peu plus tard dans la soirée, je vais commander une marguarita au bar. J'entends une voix grave mais à la fois douce derrière moi, une voix à vous faire fondre, en commander une 2ème. Je me retourne et je le vois. J'en ris presque. J'ai eu, pendant un bref instant, pitié de la petite première de ce matin. La compétition serait trop facile à gagner. Il me dit que je suis resplendissante. Je le savais déjà mais l'entendre me le dire était encore mieux. Je lui souris et lui aussi.
De marguarita en marguarita, et d'heure en heure, je ne sais pas trop comment mais avant la fin de la soirée, ses lèvres avaient rencontré les miennes et elles ne se quittaient plus. Je regarde vers notre table et vois que du côté de Mélanie, il se passe exactement la même chose. Elle me regarde elle aussi et me fait un clin d'½il que je lui rends.
26 Juin 2006 3:27, Place de l'étoile
Le voiturier nous rend l'Aston martin décapotée et c'est Mél qui prend le volant. Je suis complètement saoule mais je suis aux anges. La soirée a été magnifiquement arrosée et simplement inoubliable. Un dernier adieu à mon prétendant et Mélanie met déjà les gaz. J'attache ma ceinture et le regarde une dernière fois dans le rétroviseur...
Un crissement de pneus, quelqu'un qui crie ''non'', un poteau, un choc. Je ne comprends plus rien et mon cerveau se met en mode ralentit. Quelque chose de chaud me coule sur un des yeux. Je me passe une main dessus pour essuyer mais ça continu de couler. Je regarde mes mimines pleines de sang, complètement horrifiée. Que s'est-il passé ? Mélanie est rentrée dans un poteau, voilà ce qui s'est passé ! Je regarde dans sa direction mais elle n'est plus sur son siège. Elle ne s'était pas attachée. Je sens quatre bras m'extraire du cadavre de la voiture et déjà on peut entendre au loin les sirènes d'ambulance. Le collier de Madame Delacours n'a pas résistés. Les diamants et saphirs se répandent sur le sol. Subitement la douleur me heurte aussi brutalement qu'a dû heurter la tête de Mélanie sur le bêton. Et dans un cri de douleur, ma poitrine se soulève mais ma tête reste au sol. Mes muscles se crispent et tout le reste de ma force passe dans ce hurlement. Un de ces cris qui vous déchire la vie, et pourtant, j'ai l'impression qu'il n'est pas assez puissant pour évoquer la douleur que je ressens. Une larme chaude caresse le long de ma joue, comme pour me réconforter de mon mal. Je sens Yann me prendre dans ses bras. Sa voix grave mais à la fois douce n'arrête pas de répéter mon prénom comme un disque rayé. Comme j'aime ce son, j'aimerais qu'il ne s'arrête jamais. Il est avec le voiturier. C'est eux qui m'ont sorti de la voiture. Je me rends compte que je ne crie plus. Des gens sont autour de nous. Il y a des gens qui pleurent mais je ne reconnais pas leur voix. Toute mon attention est sur sa voix. Ma respiration est calme. Trop calme cependant. Ma vue est flou. Je ne perçois que des tâches lumineuses et sombres mais je sais qu'il est là, à côté de moi, parce qu'il me parle. Je ne distingue plus ce qu'il dit mais j'entends le son de ses mots. C'est doux. La douleur est là, je la sens mais ma tête ne me dit plus que j'ai mal. Je suis bien. C'est comme si mon esprit se détache de mon corps. Je souris et dans un dernier soupir, je murmure le prénom de Yann.
26 Juin 2006 7:00, Dans l'une des chambres de la Résidence des Dumas.
''Ce matin au alentour de trois heures et demi, un terrible accident s'est produit sur la place de l'étoile. Une Aston martin a heurté un poteau électrique. Deux jeunes lycéennes sont décédées. La conductrice est morte sur le coup et sa passagère a succombé à ses blessures très peu de temps après. Les deux jeunes adolescentes auraient apparemment consommé beaucoup d'alcool ce soir là. Une enquête a été ouverte sur les causes exactes de l'accident. (...) ''